
CONSONANCE 19CONSONANCE 19
Délaisse
Les marques
En liesse
Les taons
Tendresse
Comme avant
Tes fesses
Pour autant
M'en laisse
Le temps
Caresse
La remarque
Nos forteresses
D'antan
Joliesse
Vraiment
Que renaisse
Le premier enfant
De l'abbesse
Son amant
Que se repaisse
Un diamant
En laisse
Le carcan
Et un regard
En retard
Trop tard

La Creation ou l'EtherA l'aube des temps,
A l'aurOre de l'Histoire,
Une ride sur le miroir,
De l'éCume du néant
Dans le Creuset de l'univers
Naquit la matière.
Dans le CHaudrOn bOuillOnnant,
Par la main du grand Hérétique,
Une féCOndation stellaire
Dans les brumes alCHimiques
Enfanta d'une spHère.
Il fit fOndre le CHaOs Originel
Pour en extraire l'essence,
Pour établir l'Ordre et le sens
Mêlant mercure sOuffre et sel.
De l'embryOn primOrdial
S'écOulèrent les fluides
Sur la surfaCe Humide
De l'Œuf philOsOpHal,
Ils étaient au nOmbre de quatre :
L'eau, le feu, l'air, la terre.
Ainsi nés dans Cet âtre,
COagulant en un sOuffle de vie,
Vapeurs de

Jour de pluieJour de pluie.
Ame grise et mains froides.
Vieilles idées moisies.
Le linge ne sèche pas et les larmes non plus.
Complaisance dans la déprime.
Névrosée dans la prose.
Déplacée dans la rime.
Cynique overdose.
Les odeurs-dégoûts sont trop fortes.
Je méradique de la page avant de céder au plus médiocre.

Et le vent emporta nos mauvais souvenirsHeureux qui, comme Alice, s'éloigne du rivage
Loin de la puanteur des idées de passage
Et part sans remords, le cœur plein d'appétence
Au pays des chimères retrouver l'innocence
Je ne verrai jamais, dans mon morceau de terre,
Fleurir des idéaux humanistes et sincères
Je prendrai ma retraite avant qu'on me la vole
Par quelques jeux de mots qui sentent le formol
Pour plus de liberté, je laisse ma fortune
Ma maison, ma télé et ma fosse commune
Plus que tous les palais, je préfère l'air pur
Plus que de vils coutumes, j'ai choisi le futur
Plus que l'indifférence, j'aime les différences
Et plus que la souffrance, je crie l'irrévérence

Epiloguetes pupilles profondes
bordées de cils en larmes
naviguent –
comme des sous-marins noirs
jusqu'à ma berge
elles s'ancrent, humides
familières –
sur la peau de mon doigt
je ne verrai plus
tes pupilles profondes
je le sais –
à l'ombre de nos draps

Doublon poetique I - CigaretteJ’ai mis mes bottes oranges puis ma robe blanche J’ai mis mes bottes orages puis ma robe bleue
Pour me promener dans la campagne mouillée, Pour me promener dans la campagne émaillée,
Mes mèches brunes frivoles par le vent volées Mes messes brunes dévotes par vent immolées
Ont l’odeur exotique de contrées de revanche. Ont l’horreur magnifique de confrères pervenches.
Ainsi, je frétille en les flaques endormies, Ainsi, je béquille dans les flaques harpies,
La pénombre me guide à travers les bleuets La palabre

Theater of FreaksHot wax and shrink wrap
Stage acts with techno beats
And strobe lighting
G-strings and corsets
Fishnet stockings
And black lipstick
Canes that look like peppermint sticks
Top hats and funny glasses
There's a lot of skin
Behind these doors
No shame
Amongst the masses
This is hardly my scene
Early or late
But here I am shooting cheap booze
In this theater
of freaks

Mute Say - SonnetIt seems these stifled words for you will always lack music
No matter how smooth or effortless they fall from the vine,
Not ever heard raising a single pitched note into your mind,
And thinking on what to do makes me somewhat muse sick
Knowing words with no tune is just mute say, mute poetry,
A forsaken giant no one sits under, namely the wise Poetree.
Your head is often a mass of undeveloped skull fat flapping
In the wind, and your brain, sand my pressed fingers draw in,
But no matter what messages or 'I'm telling you' premonition,
There they are, erased with every high-rising wave slapping.
Down this fretboard of lines my pen slides, burnin

Oh, ElizabethOh, Elizabeth
I shouldn't know this part of you.
Uncloistered and detached
A cigarette clamped in her teeth
She shows me the tattoo on her thigh
And peers into the swirl of a martini.
I fail to mention her black veil is askew
Because it takes away the edge of desertion
The black shroud hides, just as diaphanous
And she pulls it down so slowly
Her pupils a splurge of knowing.
Oh, Elizabeth
I shouldn't see this part of you.
Her display is enormous and vulture-picked clean
With a tangled virtue in a line-wired brush
And all they found of you was broken to the touch
Even though the grass hid the illustrious gape.
The black jewel has been pried f

SeafoamSeafoam
is the hush of the ocean,
the glossy paint on your car,
the gleam in your eyes.
It's the ruffle of parchment in the glove compartment
of your susurrating '57 Thunderbird
as we leave the last rumble of brontide behind
on a salt-crushed highway.
Traces of powdered sugar noses
and mint milkshake lips
were cold reminders
of warm nostalgic days
when summer could melt the tarmac
like my bones under your gaze.

Haiku Ika-Unom
the morning mist fades
a golden sun revealed
her eyes kept westward





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INTERVIEW IX DAME ODESSALes interviews de :iconnotreforteressebrule: présentent :
when :iconmonsieurwar: meets :icondameodessa:
Chers amis, bonsoir ! Dans le cadre de nos interviews décennales, nous avons le plaisir de recevoir ce soir Dame Odessa, une artiste reconnue sur DA grâce à, notamment, ses magistrales aquarelles de pigeons cannibales. Mais elle est plus que cela : totalement schizophrène, elle est aussi Dame Odessa, en vrai, à savoir la Maîtresse des Terres Lacérées, Grande Prêtresse du Chaos, Chambellan Ultime des Horizons Stellaires, Grande Ordonnatrice des Destinées Sanglantes, etc. Pour plus de commodité, lorsque nous nous adresserons à la prêtresse du Chaos, les questions commenceront par « Votre Grandeur ». Mais quand elles s’adresseront à son enveloppe matérielle, les questions commenceront par « tu » et/ou « patronne » (puisqu
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