Cité désagrégée par les vents de la guerre Murs d'airain éventrés Coeurs froissés à la peine un espoir comme cendres Par-delà les tertres froids Dialogue d'un être et d'un néant Soi contre moi Te bercer dans les bribes balbutiées Fils d'argent d'un discours sur l'or de ton coeur lourd La feinte du fantôme Comment voguer ton orage profond Troue les abysses épais d'éclairs vifs courroucés Marie Porphyrogénète Tes yeux sur les frontières sacrées de l'Ouest Farouche Impératrice au vouloir raisonnant Dans la clarté du jour Tes troupes écarlates en ordre de bataille Devant les Portes d'Or de ta Constantinople Je ne viens pas guerroyer Dame de pourpre au soleil de midi Ombre fraîche eau de source Il y a là du vin des roses et du vent Marie J'ai vu tomber un Empire Une larme Sur ta joue.
City crumbling under the winds of war Gutted brazen walls Sorrow crumpled hearts as hopeful as ashes Across the cold kurgans Dialogue between entity and nothingness Self against me To rock you in the stammering fragments Silvery strand of a speech on the gold of your heavy heart Spectral deception How to sail your bottomless storm Piercing the thick abyss with sharp wrathful lightning Porphyrogene Marie Your eyes set on the sacred frontiers of the West Fierce Empress of the Resounding Will In the day's light Your scarlet battling troops ready to strike Before the Golden Doors of your Constantinople I do not come forth to wage war Lady of Crimson under the midday sun Cool shadow spring water Over there, you'll find wine, roses and wind Marie I saw the fall of an Empire A tear On your cheek.
Frantz, May 2008. English version by Pupil-in-denial, 2012.
Fr : Un poème dédiée à ma gamine, ma petite soeur de coeur, avec laquelle il y avait eu la guerre. En : A poem dedicated to my girl, my little sister at heart, with which there had been war.
A special thank to
For the english version. She did a great job, really.
un ressenti plus qu'une critique formelle, puisque mes remarques se fondent plus sur mes sentiments de lecture que sur la technique littéraire.
"Cité désagrégée par les vents de la guerre Murs d'airain éventrés Coeurs froissés à la peine un espoir comme cendres Par-delà les tertres froids Dialogue d'un être et d'un néant soi contre moi."
Je trouve ces premiers vers excellents ! Désolation, ruine, néant... Le décor est planté en quelques mots, mais quels mots ! j'aime particulièrement le dernier vers de ce passage, pour sa polysémie avec l'injonction (ou la supplique) : "sois contre moi". La graphie choisie propose, elle, une clé de lecture plus psychologisante mais tout aussi pertinente.
"Te bercer dans les bribes balbutiées Fil d'argent d'un discours sur l"or de ton coeur lourd La feinte du fantôme"
J'aime moins ces vers là, les allitérations, "l'argent" et "l'or" me donnent l'impression d'un "too much" rhétorique qui nuit un peu, à mon goût, à l'émotion intime qui régnait jusque là.
"Comment voguer ton orage profond" Métaphore superbe, très évocatoire, mon vers préféré !
"Troue les abysses épais d'éclairs vifs courroucés"
Le vers rompt clairement avec le début du texte et annonce une apocalypse que prophétisait l'"orage profond". J'ai toutefois le sentiment que par l'accumulation des épithètes "épais", "vifs" et "courroucés", tu forces un peu l'effet.
Marie Porphyrogénète Tes yeux sur les frontières sacrées de l'ouest Farouche Impératrice au vouloir raisonnant Dans la clarté du jour Tes troupes écarlates en ordre de bataille
Une cinématique de Péplum antique, le lecteur/spectateur est subjugué par cette héroïne guerrière et romantique.
Devant les Portes d'Or de ta Constantinople Je ne viens pas guerroyer Dame de pourpre au soleil de midi Ombre fraîche eau de source Il y a du vin des roses et du vent
C'est un coup de théâtre, alors que nous attendions une bataille, voilà que le guerrier devient soupirant De ce point de vue l'effet est très réussi et surprend complètement le lecteur. Encore une fois les vers sont très beau: "il y a du vin des roses et du vent". Toutefois le caractère bucolique de ces vers me parait justement, un peu impromptu, nous qui pour l'instant "voguions" "l'orage du néant" voilà qu'y brille "le soleil de midi".
"Marie J'ai vu tomber un Empire Une larme Sur ta joue."
Superbe vers finaux que viennent clorent magnifiquement cette poésie épique et intime. Un texte de paradoxes qui reflètent peut-être ceux de son auteur: un nihiliste hédoniste.
Commenter un texte est toujours plus délicat qu'un dessin à mon sens. "J'ai vu tomber un Empire" n'échappe pas à la règle, et son titre donne de suite la mesure (ou plutôt la démesure) de l'ouvrage. Au premier abord, c'est un texte magnifique! Tout simplement! Les mots sont parfaitement choisis, ils font naître de magnifiques images, la mélodie des vers et leur rythme sont pour beaucoup dans l'harmonie de la composition. Néanmoins, et c'est le plus gros reproche que je fais à ce travail, si la seconde partie (à partir de "Marie...") est épique, d'une rare puissance émotionnelle, la première est beaucoup plus "lourde", ressemblant trop à une énumération: là aussi les mots sont jolis mais ils semblent accolés sans fluidité. Comme de vrais petits joyeux que l'on mettrait côte à côte sans penser au collier qui les supportera. C'est en un sens assez frustrant dans la mesure où le reste du texte est une pure merveille. Peut-être était-ce le but recherché par l'auteur afin de créer deux atmosphères et un contraste saisissant (dans ce cas-là, c'est diablement réussi) mais dans le cas contraire, j'aimerais retrouver dans cette première partie la virtuosité et la beauté des images des derniers vers.
Your wonderful literary work has been chosen to be featured by =DailyLitDeviations in a news article that can be found here: [link] Congratulations on your DD!
Be sure to check out the other artists featured and show your support by ing the News Article. Keep writing and keep creating.
I don't know how much of this you will understand, but I'm saying it anyway. Because you say "for Marie" in the beginning, I see this as a lover who is trying to woo his love...she's been hurt in the past (or maybe by the lover) and has her defenses...and to my delight the lover is successful for she acquiesces (the tear). Ahhhhhhhh. I know I am wrong... It's very beautiful and vivid and....
Thank you Yes it's a love story, and why not in the purpose to woo again, but not in the "we are lovers" meaning Its for marie, my little sister at heart not my lover. Now we are reconciled
"Cité désagrégée par les vents de la guerre
Murs d'airain éventrés
Coeurs froissés à la peine un espoir comme cendres
Par-delà les tertres froids
Dialogue d'un être et d'un néant
soi contre moi."
Je trouve ces premiers vers excellents !
Désolation, ruine, néant...
Le décor est planté en quelques mots, mais quels mots !
j'aime particulièrement le dernier vers de ce passage, pour sa polysémie avec l'injonction (ou la supplique) : "sois contre moi".
La graphie choisie propose, elle, une clé de lecture plus psychologisante mais tout aussi pertinente.
"Te bercer dans les bribes balbutiées
Fil d'argent d'un discours sur l"or de ton coeur lourd
La feinte du fantôme"
J'aime moins ces vers là, les allitérations, "l'argent" et "l'or"
me donnent l'impression d'un "too much" rhétorique qui nuit un peu, à mon goût, à l'émotion intime qui régnait jusque là.
"Comment voguer ton orage profond"
Métaphore superbe, très évocatoire, mon vers préféré !
"Troue les abysses épais d'éclairs vifs courroucés"
Le vers rompt clairement avec le début du texte et annonce une apocalypse que prophétisait l'"orage profond".
J'ai toutefois le sentiment que par l'accumulation des épithètes "épais", "vifs" et "courroucés", tu forces un peu l'effet.
Marie Porphyrogénète
Tes yeux sur les frontières sacrées de l'ouest
Farouche Impératrice au vouloir raisonnant
Dans la clarté du jour
Tes troupes écarlates en ordre de bataille
Une cinématique de Péplum antique, le lecteur/spectateur est subjugué par cette héroïne guerrière et romantique.
Devant les Portes d'Or de ta Constantinople
Je ne viens pas guerroyer
Dame de pourpre au soleil de midi
Ombre fraîche eau de source
Il y a du vin des roses et du vent
C'est un coup de théâtre, alors que nous attendions une bataille, voilà que le guerrier devient soupirant
De ce point de vue l'effet est très réussi et surprend complètement le lecteur.
Encore une fois les vers sont très beau: "il y a du vin des roses et du vent".
Toutefois le caractère bucolique de ces vers me parait justement, un peu impromptu, nous qui pour l'instant "voguions" "l'orage du néant" voilà qu'y brille "le soleil de midi".
"Marie
J'ai vu tomber un Empire
Une larme
Sur ta joue."
Superbe vers finaux que viennent clorent magnifiquement cette poésie épique et intime.
Un texte de paradoxes qui reflètent peut-être ceux de son auteur: un nihiliste hédoniste.
"J'ai vu tomber un Empire" n'échappe pas à la règle, et son titre donne de suite la mesure (ou plutôt la démesure) de l'ouvrage.
Au premier abord, c'est un texte magnifique! Tout simplement! Les mots sont parfaitement choisis, ils font naître de magnifiques images, la mélodie des vers et leur rythme sont pour beaucoup dans l'harmonie de la composition.
Néanmoins, et c'est le plus gros reproche que je fais à ce travail, si la seconde partie (à partir de "Marie...") est épique, d'une rare puissance émotionnelle, la première est beaucoup plus "lourde", ressemblant trop à une énumération: là aussi les mots sont jolis mais ils semblent accolés sans fluidité. Comme de vrais petits joyeux que l'on mettrait côte à côte sans penser au collier qui les supportera. C'est en un sens assez frustrant dans la mesure où le reste du texte est une pure merveille. Peut-être était-ce le but recherché par l'auteur afin de créer deux atmosphères et un contraste saisissant (dans ce cas-là, c'est diablement réussi) mais dans le cas contraire, j'aimerais retrouver dans cette première partie la virtuosité et la beauté des images des derniers vers.
The Artist has requested Critique on this Artwork
Please sign up or login to post a critique.